À 96 ans, cet apiculteur audois remporte une médaille d’excellence pour son miel d’exception aux arômes uniques

À 96 ans, cet apiculteur audois remporte une médaille d'excellence pour son miel d'exception aux arômes uniques

À 96 ans, Guy Canguilhem a encore le regard vif et les mains occupées. Son miel de garrigue vient de recevoir une médaille d’argent au Concours national des miels. C’est une récompense qui raconte une vie entière dédiée aux abeilles et à la terre.

Un miel de garrigue aux arômes rares

Au Palais d’Iéna, en février, le jury a distingué son produit pour la richesse de ses parfums. Dans ce miel se mêlent des notes de bruyère, de pissenlit, de romarin et de thym. On y décèle aussi des touches de pin, de chêne et d’olivier.

Ces senteurs viennent du massif de la Clape. Le résultat est un assemblage vivant. Il évoque la chaleur de la garrigue et la diversité florale de la région.

  • Brillante en couleur
  • Complexe en goût
  • Arômes floraux et résineux

Une vie dédiée aux abeilles

Guy a appris l’apiculture auprès de son père. En parallèle, il travaille la vigne et cultive des légumes. Pendant des décennies, l’apiculture a été une activité complémentaire mais essentielle pour lui.

Autrefois, ils avaient près de 300 ruches. Aujourd’hui, il en conserve à peine un quart. Pourtant il n’a jamais cessé. Il explique qu’il veille à la santé des colonies et à l’équilibre naturel. Pour lui, ce n’est pas une question de profit. C’est une histoire d’attachement et de respect pour ces insectes.

Transmettre malgré les menaces

La médaille résonne d’autant plus qu’il transmet son savoir. Ses petits-enfants, Christophe et Marina, l’ont rejoint. Ils travaillent à ses côtés et apprennent les gestes anciens et les nouvelles pratiques.

Mais l’apiculture d’aujourd’hui doit composer avec des défis sérieux. Le réchauffement climatique provoque des sécheresses. Il y a donc moins de fleurs et parfois moins de nectar. Les récoltes diminuent. À cela s’ajoutent des prédateurs et des parasites comme le frelon asiatique et le varroa.

Le frelon asiatique est arrivé en France au début des années 2000, via des moyens de transport. En vingt-cinq ans, il s’est largement propagé. Il n’a pas de prédateur naturel ici. Guy estime qu’il faudrait généraliser le piégeage pour limiter sa progression.

Ce que vous pouvez faire

Si ce sujet vous touche, plusieurs actions simples peuvent aider. Achetez du miel local. Cela soutient des apiculteurs comme Guy et valorise la biodiversité régionale.

  • Plantez des fleurs mellifères dans votre jardin ou sur votre balcon.
  • Signalez les nids de frelon asiatique aux autorités locales.
  • Soutenez les associations qui luttent contre le varroa et le frelon.

Une médaille qui dépasse l’individuel

La distinction obtenue au Concours national des miels met en lumière plus qu’un talent personnel. Elle souligne le potentiel agricole du territoire. Elle célèbre aussi la richesse du milieu naturel autour du massif de la Clape.

À travers ce prix, on reconnaît le lien entre savoir-faire humain et qualité environnementale. C’est une invitation à protéger cet équilibre fragile.

La médaille d’argent de Guy Canguilhem est donc une belle histoire. Elle parle d’amour pour la nature, de transmission familiale et d’une vigilance partagée face aux menaces. Si vous passez par l’Aude, cherchez son miel au marché. Vous y goûterez l’histoire d’une vie.

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Auteur/autrice

  • Je suis consultante en nutrition gastronomique pour animaux de compagnie depuis plus de dix ans. Diplômée en sciences animales à VetAgro Sup, j’ai travaillé avec plusieurs cliniques vétérinaires et artisans traiteurs pour animaux à Lyon et Paris. Ma spécialité : adapter les codes de la gastronomie humaine aux besoins spécifiques des chiens, chats et oiseaux en respectant leurs équilibres nutritionnels. J’analyse l’actualité du secteur petfood premium et teste des recettes élaborées avec des vétérinaires. J’écris ici pour aider les propriétaires passionnés à mieux comprendre ce qu’ils mettent dans la gamelle de leurs compagnons.

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